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Ses mains blanches. L'une protège son sac. L'autre son Ipod.
La tête penchée. Sur l'Ipod.
Le pouce zappant. Sans discontinuer.
Elle se resserre. Sa main se resserre sur son sac.
Vers le haut. Elle regarde vers le haut.
Vers le mien. Maintenant elle jette son regard vers le mien.
Le vide. Elle finit par choisir le vide, l'air de rien.
Indécise, elle zappe. Crispée sur cet Ipod.
Un concert improvisé. Station Trocadéro.
Elle cède ses écouteurs contre un corps et une trompette.
Elle tourne le dos. Le regard baissé, pour cacher cette lueur, qu'elle ne laisserait voir.
Elle fouille son sac. Ses poches... sa conscience.
Une pièce. Pour la forme.
S'émerveiller de dire... l'émotion... plus tard...
Mais... Faudrait pas s'mettre en retard...
On oublie la forme.
Ses deux mains. Rouges sang. Sur ses genoux.
Son air serein. Malgré tout.
Vers le haut. Le regard vers le haut.
Sa trompette arborée fièrement contre son corps.
Ses mains. Rouges. Qui s'entremèlent. Se grattent.
Le regard vers le haut. Ailleurs.
Non. Il ne sera pas en retard, lui...
le fond. Il n'y a que le fond.
Publié par haché menu à 02:07:14 dans Eux et moi | Commentaires (0) | Permaliens
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