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Lui choisir un asile
Pour s'enfermer
Dans ce grand vide
Se laisser aller
Pour elle seule
Pour un instant
Pour une nuit
Du vide
Du beau
Du grand
De l'art
Pour elle seul
Pour une nuit
Pour un instant
Liberté absolue:
Enfermée
Se retourner le ventre:
Par la racine
Pour une nuit
Pour un instant
Pour elle seule
Goûter les murs
Voir l'air
Toucher l'unique
Entendre le vide
Sentir le silence
Pour un instant
Pour une nuit
Pour elle seule
Un orgue
Pour sonner les icones
Résonner les vitraux
Faire vibrer sa chair
Pour une nuit
Pour elle seule
Pour un instant
Elle aimerait tant
Vivre un l'asile
S'offrir à l'asile
Jouir de l'asile
Elle aimerait tant
...un instant
...elle seule
...une nuit
Pour célébrer sa naissance
Un asile
Pour célébrer l'unique
Vierge
Pour célébrer le manque
Seule
Publié par haché menu à 02:07:23 dans Elles et moi | Commentaires (1) | Permaliens
Envier
Les rires
Sourire
De loin
S'éloigner
Du groupe
Vieillir
Seule
Fermer
Les yeux
Oublier? Attendre? Espérer?
Rester
Forte
Serrer
La canne
S'endormir...
Sentir
L'odeur du son
Apprécier
La couleur du violon
...Se réveiller.
Donner
La pièce
Se rassurer. Recommencer. Sourire.
Renier
Son coma
Prétexter
Une bonne conscience
Absoudre
Sa volonté malsaine
Choisis ton camp!,
Camarade Maudite,
Camarade Misère...
Publié par haché menu à 01:05:18 dans Elles et moi | Commentaires (1) | Permaliens
Beaucoup de monde qui vont.
Qui viennent.
18h30: Ils disent.
18h31: et allez. Encore.
C'est le premier, je crois.
Le premier pour moi.
Dans le sens où rien n'est fait.
Mais j'dis ça comme si ça y est, comme si bientôt...
Rien à perdre.
Savoir rebondir.
Déprimer.
Ecrire.
Peut-être... sombrer.
Rien à perdre.
Un, deux: pile et face.
Difficile à jouer, mentir sans exces, ou se couper l'oreille, retourner dans l'vrai.
18h46: La Défense.
J'n'y serai pas à temps.
J'm'en veux, un peu.
Je crois A quelquechose.
J'ose espèrer un peu plus.
mais j'suis là.
Sans effort.
Sans mesurer.
Marre des chiffres.
Marre du temps.
NE PAS GENERALISER.
Un temps pour tout.
Un temps perdu.
Trop de dimanches laissés filer.
Becon-les-bruyères.
Arrêt - Silence.
Temps.
Reprendre la cadence.
Vite.
Trop vite.
Aller trop vite.
j'aimerai aller trop vite.
mais non. Incapable.
Ne pas m'enfermer dans ce pessimisme.
Dans quelques minutes je devrai sourire.
Je sourirai sans sourciller.
Avec plaisir.
Paraitre, oui.
NON.
Redevenir.
Essayer.
Encore un fois.
Sentir.
Réessayer.
pendant l'hiver.
Redevenir.
Pour l'hiver.
Pour moi.
(pour elle qui sait?)
19h00: Saint-Lazare.
Peut-être, déjà.
Et moi non.
Tant y être.
Espérer.
Un ex-aequo.
Un comme par hasard.
Un comme les choses sont bien faites.
Peut-être se passe-t-il la même chose.
Peut-être que, finalement, ça arrivera.
Optimisme.
J'y suis.
Sans y croire.
Et ce 19h30 qui se rapproche.
Je me sens de moins en moins.
Que dire?
Comment dire?
Dire?..
j'me sens plus.
Sentier: j'avance.
Ras au mur: j'avance.
Arts? ou métiers?...
J'avance, j'abrège.
Lachaise: envier les morts.
Gambetta: je n'suis pas.
19h25: amen.
"Salut! J'venais voir..."
Publié par haché menu à 15:52:50 dans Elles et moi | Commentaires (2) | Permaliens
Préambule:
On dirait voilà et j'n'en ai rien a foutre.
Je n'm'assume pas.
Les gens comme moi me font bien rire.
j'n'ai pas de consistance et le dire non plus je n'l'assume pas.
Hier je n'faisais rien, j'n'étais rien. J'me sentais mal.
Aujourd'hui j'me vend, je n'suis rien. J'me sens mal.
JE N'AI AUCUNE RAISON DE CONTINUER.
Je hais ce que je suis: le type faible qui continue.
Tu vois, toi (peu importe comment tu te vois c'est ce que moi je vois)
Ce que je vois c'est que tu es comme elle et ces plumes qui disent.
Tu as cette écriture ce mal au ventre ce truc qui fait que malgré tout tu continues.
Que malgré tout.
Elle, elle m'a tué.
Oui, cette fille qui se sentait mal. C'est elle.
J'l'aurai suivi partout la bouche ouverte tellement j'allais mal;
et j'me sentais bien, moi, faux, à côté d'elle.
Elle était comme ces gens qui font qu'on essaie,
ces plumes qui disent dans cette direction, celle où quelque part, on se retrouve.
Et puis un jour, elle me l'a dit:
J'aspire à aller mieux.
Je n'comprenais pas comment on pouvait vouloir
Mais j'étais là, la bouche ouverte.J'N'AI JAMAIS OSE REMETTRE EN QUESTION MES REMISES EN QUESTION.
Je crois.
MAIS CE CONNARD D'INCONSCIENT EST PASSE PAR LA.
Et il a bon dos, l'inconscient.
Elle m'a dit aussi imaginer un monde où il fallait mériter sa vie.
Par une volonté. Quelconque.
Faire le tri, dans cette humanité puante.
Cette humanité grotesque.
Elle:
- Donne moi une raison qui faille qu'on te garde en vie? Un projet?
Moi (bouche ouverte):
- ...
Elle:
- Tu es mort.
J'n'y ai pas pensé sur le moment, mais c'était ça mon projet.
Un attentat.
Comme elle.
Contre eux et moi.
J'aurais aimé, biensûr.
Mais vous m'avez tué, elle, et ces plumes qui disent dans cette même direction
Me montrant que moi, je n'suis pas.
Je croyais ne plus être.
J'n'ai jamais été en réalité.
Publié par haché menu à 18:27:31 dans Elles et moi | Commentaires (1) | Permaliens
C'est des gens beaux. Souvent. Depuis longtemps.
Les autres, avant, non. Les autres depuis peu.
C'est sa mère. Drôle.
La Didi elle est morte.
C'est son père. Le non-dit. L'absence. La gène.
Tu Comprends? Tu vas pas m'obliger à le dire? ...Si?
C'est des mots. Des carnets. Secrets. Comme ça.
C'est une attente. De l'autre. Pour être sûre. Pour être rassurée. Sinon non. Pas d'elle.
C'est des films. Pleins de films. Asiatiques. Elle l'a décidé. Ca lui plaît de l'avoir décidé.
C'est Freud. (Je ne sais pas vraiment pourquoi).
C'est des photos. D'elles.
C'est une certaine curiosité.
C'est un amour. jalousé.
c'est un aimant.
C'est le silence. La mou. C'est un rayon pourtant.
C'est Dieu. C'est horrible.
On ne peut rien y faire.
C'est elle.
C'est Big Brother.
C'est unique.
Il avait raison.
C'est un échec. C'est frustrant. C'est trop tard.
C'est comme s'il n'y avait plus rien. Comme s'il n'y avait plus personne.
C'est un aimant.
C'est unique.
Ca revient. Toujours.
Ca prend au ventre.
Ca s'intéresse. L'air de rien.
Ca sourit. A l'intérieur.
Ca brise les gens. Et c'est au dessus de ça.
C'est fragile.
C'est magnifique.
Ennivrée, C'est une chamade.
On voudrait que ça n's'arrête jamais.
Ca me manque.
J'n'en peux plus.
C'est là. Ca sera toujours là.
Ca m'a embrassé, une fois, je crois.
Publié par haché menu à 00:39:14 dans Elles et moi | Commentaires (1) | Permaliens
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