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Etat des lieux avant le chaos:

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N'pas perdre de temps Répéter | 16 mai 2008


Deux jours à tuer:

Les peintures jaunes Les pianistes.
Les télés en veille Les taxis.
Les ombres et leur ampoules.
Les initiatives Les ambitions.

Les vivants morts Les plaintifs.
Les groupes Les familles.
Les amis Les T'as vu mes muscles tout ce que tu veux mon amour trois enfants un chat mais d'abord tes cuisses plus grand j'suis pas comme celui d'avant un restaurant bien-sûr derrière ma braguette tu trouveras ton château tu l'auras plus grande la bouche avale ces bijoux ces fleurs contre ton cul tout ce que tu voudras mon amour...
Les crevards et les faux-semblants.

Les moi l'argent c'est pas un problème.
Les moi l'argent.
Les moi égoistes.
Les amis moi.

L'alcool Je tuerai l'alcool.
Jusqu'à la dernière goutte.
Je tuerai ça. Et ça.
Et encore.

Je laisserai le temps tranquille en revanche.
Il tuera bien plus vite vivant le temps.
Et toi tu lis et tu fais bien.
C'est le temps qui te perd et toi t'y crois.

N'pas tuer l'temps mais écrire.
N'pas perdre de temps lire.
Se perdre. Tuer. Mais vivre.
Mais laisser le temps. Mais mort
 
 

Publié par haché menu à 18:46:14 dans Eux et moi | Commentaires (0) |

Tout se passait bien | 29 avril 2008


"Quand je me suis retournée, j'ai vu du sang...
Qu'il voulait tous nous tuer... il avait un regard méchant."

9h30.
Le regard méchant.

Plusieurs coups de couteau. Poignardés.
Un couteau de cuisine. Plusieurs coups.
Veines tailladées. Des cris.
Des motivations.

Avoir peur

Une arme. Poignarder.
Des questions. Un couteau.
Des interventions. Un regard méchant.
Des agressions.

Un renfort Un contrôle.
Un couteau Du sang.
La vie La mort.
Des raisons.


"J'comprend pas... Tout se passait bien..."

 

 

Publié par haché menu à 03:00:36 dans Eux et moi | Commentaires (1) |

Ma prison dort debout | 27 mars 2008


Je tuerai. Ca oui, je tuerai.
Je tuerai. Eux et vous.
Que je me lâche. Que je me fâche.
Ta gueule. Je vais te la fermer ta gueule.

On va crever les avis. Crever les télés...
MAIS TA GUEULE!
Crever les avis. Crever les taxis, on va...
Te fermer ta gueule.

Quitte à mourir le long des murs,
assis sur une cuisse,
Appuyé sur un bras,
le stylo à la main...

Les murs moisis, couverts d'écriture,
On va crever... Crever leur gueules.
La bave aux lèvres, même sans plus aucune force,
On va crever vos mots... Crever vos gueules.

J'vais pas m'retenir longtemps...
Quoi "Qu'est-ce qui y'a?"?? Ta gueule et roule.
Avance tout droit, n'pose pas d'question!
Avance! Ne dis rien! Avance!


TA GUEULE.
Un couteau... vite!..
Un marteau, n'importe quoi...
On va crever vos gueules.

Avancer pieds nus, vous traîner par la cravate,
De toutes nos forces, même sans cravate...
Vous allez souffrir et moi mourir, de toutes mes forces,
Qu'est-ce qui m'retient putain, qu'est-ce qui m'retient...

AAAAHHHHHHH!!!!!!!!!!!!

Ta peau! File moi ta peau! Vite!
Rien à foutre! Démerde toi! File moi ta peau!
Au cutter, n'importe comment, mais arrache ta peau!
J'recouvrirai les murs, pour masquer mes mots...


Allez... je...
J'n'en peux plus... de rien...
Ne m'oblige pas... je...
Je tombe... je...
 
 

Publié par haché menu à 03:05:27 dans Eux et moi | Commentaires (4) |

Etat des lieux - part.5 | 25 mars 2008


Ses mains blanches. L'une protège son sac. L'autre son Ipod.
La tête penchée. Sur l'Ipod.
Le pouce zappant. Sans discontinuer.
Elle se resserre. Sa main se resserre sur son sac.
Vers le haut. Elle regarde vers le haut.
Vers le mien. Maintenant elle jette son regard vers le mien.
Le vide. Elle finit par choisir le vide, l'air de rien.
Indécise, elle zappe. Crispée sur cet Ipod.

Un concert improvisé. Station Trocadéro.
Elle cède ses écouteurs contre un corps et une trompette.
Elle tourne le dos. Le regard baissé, pour cacher cette lueur, qu'elle ne laisserait voir.
Elle fouille son sac. Ses poches... sa conscience.
Une pièce. Pour la forme.
S'émerveiller de dire... l'émotion... plus tard...
Mais... Faudrait pas s'mettre en retard...
On oublie la forme.

Ses deux mains. Rouges sang. Sur ses genoux.
Son air serein. Malgré tout.
Vers le haut. Le regard vers le haut.
Sa trompette arborée fièrement contre son corps.
Ses mains. Rouges. Qui s'entremèlent. Se grattent.
Le regard vers le haut. Ailleurs.
Non. Il ne sera pas en retard, lui...
le fond. Il n'y a que le fond.
 
 

Publié par haché menu à 02:07:14 dans Eux et moi | Commentaires (0) |

Etat des lieux - part.6 | 23 mars 2008

 
J'n'en ai rien à foutre tu peux comprendre ça?

Ton air pressé ton moi je,
Ton efficacité j'm'en torche.
C'est ça cache toi dans ton bouquin j'ai déjà lu la fin,
Tu t'retrouves seul et puis t'attends...

ARRACHE-LES!
Ces dernières pages elles sont là pour t'immobiliser!
Elles t'avalent t'engloutissent!
ARRACHE TOUT!

Mais relève la tête!
Regarde toi!
T'es amorphe!
T'entends rien??

Des yeux pour lire des mains pour tourner les pages...
T'as plus rien...
T'es déjà mort...
Un vivant... mort... de plus...

Personne ne se rend compte de rien...
Vous n'êtes plus rien il n'y a plus rien...
Des clients des adhérents, des consommateurs des citoyens, plus rien.
Des temples des églises, il y a des églises, plus qu'de cimetières. Plus rien.

Et... Encore un arrêt.
Ça y'en a des arrêts. Des stations.
Des yeux vides. Des mains moites. Il y en a.
Des sièges des bancs, des fauteuils à chacun l'sien.

Tourner. Encore. Et...
Encore. Et... Encore.
Jusqu'à c'que... Quoi?
Vous n'savez même pas quoi.

Je... Je... Lachaise. C'est là qu'j'descend.
 
 

Publié par haché menu à 02:09:35 dans Eux et moi | Commentaires (0) |

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